Scènes urbaines
Série non exhaustive de représentations d'habitats et d'agglomérats de vies

Le temps du dessin offre une observation sans équivoque du milieu. C'est appréhender l'ensemble de l'espace, son sensible, ses lumières, ses volumes, ses vides, ses accidents, ses structures, sa morphologie, et le jeu de la vie qui s'y déroule. La superposition et la confrontation de ces représentations permettent, par le négatif, par l'absence ou par les similitudes, d'observer et de comprendre d’avantage, car une forme de travail comparatif s’opère. Connaitre par l’altérité. Être en mesure de dessiner permet donc de posséder un outil d’analyse qui dépasse la simple restitution visuelle. C’est une compétence que nous souhaitons valoriser en tant que concepteurs (architectes) et en tant que communiquant (illustrateur).

Texte griffoné,
RER C, le 25/01/2012, 18h43, retour de Paris 15e:
« Un, deux, trois, trois petites boites,
qui luisent, qui nuisent,
Un, deux, trois, trois petites boites,
qui multipliées par un million donne la ville.
Plus de place, plus d’espace,
la nuit témoigne de ces petites surfaces.
Plus de trêves, plus de rêves,
tout brille, bouge, braille.
Pas de brèche, mais je prêche,
un coin de liberté caché dans les pensées
des dizaines de passagers autour de moi affalés
au fond de leur fauteuil,
dont l’orange porte le deuil,
de toute manifestation,
d’une quelconque individualisation.»